Soeur Anne de l'Immaculée Conception, communauté de Montpellier

Sr AnneUn très beau témoignage sur l'amour de Dieu à découvrir en cliquant sur ce lien.

 

 

 

 

 

 

DSC 0409Une soeur âgée préférant taire son nom

"Ce qui m’attire dans le charisme, c’est qu’il nous invite à unir dans un même amour contemplatif Dieu et nos frères les hommes. À faire connaître et aimer Jésus-Christ par l’action éducative et, par là, à devenir ce que l’on est avec le plus de plénitude possible.

Le charisme est présent dans les racines de mon être : entrée à l’Assomption à 4 ans, à 11 ans le Seigneur m’a montré sa miséricorde et son amour comme à Marie Eugénie. À l’occasion d’une remise de ruban à la chapelle du collège ; le Seigneur a commencé avec moi le Cantique des Cantiques (cf. Pape Jean-Paul II aux religieuses en 1981). Je constate aussi que Marie Eugénie a fait une expérience de Dieu à travers le psaume 20 ; et le Seigneur a voulu qu’à un moment où j’avais à faire un dépassement douloureux j’ai entendu les paroles du psaume 76(77) : « Ne crains pas » et ensuite « Me refusant à être consolé), une première fois et deux fois de suite deux heures plus tard, la voix s’était déplacée sur le cœur. J’ai compris que Jésus venait vivre ce dépassement avec moi. Depuis, je pense que le Seigneur parle par les psaumes à toutes, lorsque nous disons l’office.

Au moment de la rentrée au postulat, j’ai signalé que ma raison du choix de l’Assomption, c’était la vie missionnaire. Ce qui me touche actuellement, c’est de vivre un peu à La Halte (Accueil de jour du Secours catholique) et avec la dame que j’accompagne et qui a demandé le baptême à 98 ans, ce que Mère Thérèse Emmanuel a vécu à Richmond avec les ouvrières et avec Sara, en particulier, qu’elle a préparée à la Première Communion. Et ce que je fais maintenant avec les personnes en difficulté répond à un appel lié à l’expérience du psaume 76.

 En novembre 1985, après le sacrement de la réconciliation, j’ai reçu l’effusion de l’Esprit, le don de la prière a jailli en moi : « Bénis sois-tu Jésus. » Cette prière continue toujours à sourdre en moi. En 1986, pendant l’Année de la Paix, le jour de mon anniversaire et 4 mois avant la rencontre de prière avec le Pape Jean-Paul II à Assise, le Seigneur m’a fait vivre ce qu’il a promis dans Isaïe 66/12 : « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve. » Cette grâce est donnée en forme de croix, le fleuve de la paix vous atteint sur l’épaule gauche et s’en va vers la gauche, ensuite sur l’épaule droite et s’en va vers la droite, puis une couverture de paix descend du cœur vers le bas et finalement vous sentez la boucher remplie de paix. Dans mon cœur, je disais à Jésus : « Seigneur, donne la paix au monde. »

Après cette grâce, le pardon est plus facile et vous avez un regard neuf chaque matin envers votre entourage. Il me semble que ce regard, c’est le dégagement joyeux. Ma vie de prière est remplie des surprises du Saint Esprit (le Pape François. Ma vie de prière continue à être remplie des surprises du Saint Esprit et j’en rends grâces au Seigneur."

 

francois du christ portraitSoeur François du Christ, communauté de Montpellier

"Quand j’étais enfant, j’étais saisie par le fait que Jésus ait choisi de rester parmi nous, à notre disposition, dans le tabernacle, et je trouvais normal, en échange, d’être à sa disposition quelques minutes par jour, dans la "visite au Saint Sacrement".

Plus tard, j’ai aimé évoquer dans la prière tous les titres que les disciples, les malades, les contemporains donnaient à Jésus : fils de Marie, maître, seigneur… et les reprendre à mon compte. Puis, j’ai été sensible au fait que j’étais déléguée par mes contemporains pour adorer et prier en leur nom, qu’ils soient connus ou inconnus. Me dérober à cette délégation m’aurait semblé une trahison.

Ce n’est que plus tard que j'ai compris que Jésus au Saint-Sacrement n’était pas seulement là pour nous, mais à la disposition du Père, lui rendait gloire et action de grâces. Comme un vulgaire tesson de bouteille peut, en reflétant le rayon du soleil, causer un incendie, je pouvais refléter les sentiments du Christ envers son Père, m’y unir de tout mon être.

Maintenant que je suis vieille et que cela me fatigue de suivre une conversation un peu longue, mais que je jouis d’une présence et d’un sourire, mon adoration se fait abandon et simple présence dans l’attente du face-à-face."

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