La vie quotidienne d'une soeur
La vie quotidienne d’une sœur s’organise autour de la prière, de la mission, de la vie fraternelle et de temps de repos. Chaque communauté vit ce rythme selon sa réalité, son lieu de mission et les personnes qui la composent.
Cette alternance permet d’unifier la vie intérieure, le travail, les relations et l’engagement au service des autres.
La prière au coeur de la vie quotidienne
Comment donner la paix et la joie si nous ne les recevons pas de Celui qui seul peut les donner ?
Chaque matin, notre cœur commence par se tourner vers Celui qui nous attend.
L’Écriture éclaire et transforme notre regard, qui s’ajuste progressivement au regard de Dieu.
Par la prière des psaumes, le Christ lui-même fait monter, par nos voix, un chant de louange et de supplication pour le monde. Devant le Saint-Sacrement exposé, nous continuons d’offrir à Dieu notre monde tel qu’il est pour qu’Il le transforme.
Jour après jour, nous apprenons à vivre pour Celui qui est mort et ressuscité pour nous.
Se ressourcer dans la prière
Appelées à chercher avant tout Dieu et sa gloire, nous consacrons une part importante de notre journée à la prière : oraison, liturgie des heures, adoration, eucharistie…
Une vie de prière que nous aimons ouvrir et partager avec tous. Femmes d’intériorité, à la suite du Christ, les Religieuses de l’Assomption aiment ouvrir à tous leur vie de prière : chant des psaumes, temps de méditation personnelle, adoration, silence… Dieu est ainsi la source et le centre de leur vie missionnaire.
Une spiritualité vécue au quotidien
Ce charisme façonne concrètement notre manière de vivre. Appelées à chercher avant tout Dieu et sa gloire, nous consacrons une part importante de notre journée à la prière : oraison, liturgie des heures, adoration, eucharistie… Une vie de prière que nous aimons ouvrir et partager avec tous.
Engagées dans une vie fraternelle teintée de simplicité et de joie, nous apprenons à nous accepter différentes, à aimer au-delà de nos faiblesses. Nos diversités de pays, de milieux et d’âges sont un défi et une richesse de chaque jour.
Envoyées en mission, nous participons avec d’autres à la formation humaine et spirituelle de tous, afin que chacun puisse s’engager dans la construction d’un monde plus fraternel.
L'habit
L’habit que nous portons veut témoigner de l’appartenance à une même famille religieuse. Même si sa forme a évolué et s’est simplifiée avec le temps, les couleurs, elles, n’ont pas varié. Elles s’inspirent des couleurs symboliques de la liturgie.
Le violet évoque le désir de vivre avec le Christ la profonde transformation de notre être, comme pendant les temps de l’Avent et du Carême. Le blanc exprime la joie de Dieu qui resplendit à Noël et à Pâques.
Le violet est également la couleur qui, dans l’Église, distingue les évêques, successeurs des apôtres. Car nous sommes, nous aussi, « apôtres par vocation ».
Nos essentiels

En se faisant homme en son Fils, Dieu exprime son amour pour l’humanité, infiniment précieuse à ses yeux. Devenu notre frère, il nous appelle à être sœurs de tous, là où nous sommes envoyées. Nous croyons que chaque personne qui pense, vit, aime est importante et unique parce qu’elle reflète la vie de Dieu. Le mystère de l’Incarnation est ainsi la base de notre spiritualité personnelle et de notre action éducative. Par la vie contemplative, nous accueillons Dieu qui vient aujourd’hui habiter en nous. En contemplant Jésus-Christ, nous acceptons de le laisser transformer nos pensées et nos sentiments, nos paroles et nos actions, notre regard sur nous-mêmes, sur les autres et sur le monde.

Saint Augustin s’appuie sur le modèle de la 1ère communauté chrétienne de Jérusalem pour appeler à une vie communautaire qui soit unité dans la fraternité. Nos premières sœurs qui ont fait le choix d’enraciner la rédaction de notre Règle dans le terreau de celle de saint Augustin, ont su vivre dans un esprit d’affection et de simplicité qui nous est cher encore aujourd’hui. Chaque sœur est ainsi engagée à donner le meilleur d’elle-même au service du bien commun.

Comment donner la paix et la joie si nous ne la recevons de Celui qui seul peut nous la donner ?Chaque matin notre cœur commence donc par se tourner vers Celui qui nous attend. L’Ecriture éclaire et transforme notre regard qui s’ajuste progressivement au regard de Dieu. Par la prière des psaumes, le Christ lui-même fait monter par nos voix, un chant de louange et de supplication pour le monde. Devant le Saint Sacrement exposé, nous continuons d’offrir à Dieu notre monde tel qu’il est pour qu’il le transforme. Jour après jour, nous apprenons à vivre pour Celui qui est mort et ressuscité pour nous.

Notre désir de collaborer à la transformation sociale de notre monde selon les valeurs évangéliques, nous pousse à nous engager pour la justice, la paix, le soin de la création. Cela exige d’abord de nous une conversion continue pour un style de vie toujours plus cohérent. Dans nos différents lieux de vie, nous essayons aussi de répondre aux appels de l’Esprit en nous impliquant au sein d’associations notamment avec les migrants. Nous avons également le souci de porter ou de soutenir des projets novateurs comme le Campus de la Transition à Forges.

Notre fondatrice, qui a fait l’expérience d’une conversion radicale de son cœur et de son esprit, voyait les études religieuses comme un moyen d’étendre le Règne de Dieu. Il s’agit de cultiver en nous la soif de la vérité, de savoir réfléchir personnellement pour préciser et exprimer notre pensée. L’étude de la Parole de Dieu est le pivot de notre formation. Si nous consacrons au moins deux ans aux études bibliques et théologiques après nos 1ers vœux, c’est tout au long de notre vie que nous sommes responsables de nous former pour pouvoir répondre toujours mieux à l’appel de Dieu.

En phase avec la dynamique de Christus Vivit (texte du pape François adressé aux jeunes en 2019) nous voulons non seulement agir pour les jeunes, mais surtout avec eux. À leurs côtés, nous essayons donc d’aborder les grandes questions de la vie et de les aider à discerner quelle pourrait être leur action. Un exemple : le Conseil National des Lycéens qui rassemble une trentaine de jeunes de toute la France. Chaque année, ils réfléchissent et mettent en œuvre différents projets notamment dans le domaine de la solidarité.

Dès les débuts de la Congrégation, l’internationalité s’est vécue très concrètement notamment par l’accueil de sœurs nées en dehors de la France et par l’engagement à prier pour les missionnaires de Madagascar et de Chine. L’amour qui nous vient du Christ nous presse d’aimer nos frères et sœurs inconnus à l’autre bout du monde. Aujourd’hui présentes dans 33 pays, nous sommes toutes invitées à accueillir le meilleur de chaque culture et à trouver au-delà des nos individualités, la culture évangélique qui nous réunit.

L’habit que nous portons veut témoigner de l’appartenance à une même famille religieuse. Même si sa forme a évolué et s’est simplifiée avec le temps, les couleurs, elles n’ont pas varié. Elles s’inspirent des couleurs symboliques de la liturgie. Violet, comme notre désir de vivre avec le Christ la profonde transformation de notre être… comme pendant l’Avent et le Carême. Blanc, comme la joie de Dieu qui resplendit à Noël et à Pâques ! Le violet est également la couleur qui, dans l’Eglise, distingue les évêques, successeurs des apôtres. Car nous sommes, nous aussi, « apôtres par vocation » !